Le stress et les questions culturelles

PREMIER MODULE | Comprendre le stress traumatique, et comment y résister et s'y adapter

TROISIÈME PARTIE | Les questions culturelles

Le stress traumatique n’est pas seulement un problème pour les travailleurs humanitaires occidentaux qui s’installent (généralement de manière temporaire) dans des pays en développement et dans des régions sinistrées pour y travailler. En réalité, la majorité des travailleurs humanitaires du monde entier viennent de milieux culturels non-occidentaux et travaillent dans leur propre pays. Ces travailleurs humanitaires nationaux ne sont pas à l’abri du stress traumatique.

Les réactions physiologiques et émotionnelles face à une catastrophe sont globalement similaires de part le monde. Cependant, la manière dont un individu interprète le stress ou un traumatisme est déterminée dans une certaine mesure par la culture, le contexte social et l’expérience personnelle. Il est important de reconnaître que selon les cultures, les événements sont vécus différemment et le stress traumatique s’exprime de différentes manières.

Les travailleurs humanitaires issus de milieux non-occidentaux qui lisent ce module auront intérêt à garder en tête les questions suivantes au fur et à mesure qu’ils avancent dans ce texte d’étude. Il existe de nombreux points communs entre les cultures quant aux signes et symptômes du stress, ainsi que des techniques efficaces d’auto-prise en charge. Cependant, il existe également des différences importantes. Par exemple, un individu originaire d’Afrique occidentale pourrait vivre et évoquer facilement certains signes physiques de stress et de tension, mais se sentir beaucoup moins à l’aise pour évoquer ses réactions émotionnelles. Par ailleurs, l’isolement pourrait être une technique d’auto-prise en charge très efficace pour les Finlandais. Pour une personne originaire de l’Inde, en revanche, la solitude pourrait ne pas être vue comme bénéfique ni énergisante, mais plutôt comme étrange et inconfortable. Les occidentaux qui vivent et travaillent à l’international doivent également prendre le temps de s’intéresser aux concepts de stress et d’auto-prise en charge dans leur culture d’accueil.

  • What constitutes stress and trauma in the life of this culture? For example, how is stress conceptualized? Is there a concept of individual stress in this culture or is it experienced and understood mainly through family and group processes?
  • Dans la vie au sein de cette culture, qu’est-ce qui est considéré comme du stress et comme un traumatisme ? Par exemple, comment le stress est-il conceptualisé ? Le concept de stress individuel existe-t-il dans cette culture ou est-il vécu et compris principalement par l’intermédiaire de processus familiaux et de groupe ?
  • Comment le stress est-il généralement vécu dans cette culture ? Quels sont les indicateurs typiques de stress ? Le stress a-t-il tendance à être vécu de manière physique, émotionnelle, mentale, relationnelle, spirituelle ou par le biais du comportement ? Comment le stress est-il généralement exprimé dans cette culture ?
  • Traditionnellement, que font les personnes de cette culture pour gérer le stress ? Quel est le rôle de l’individu ou de la communauté en matière de gestion du stress ? Quels mécanismes individuels, sociaux et culturels, verbaux et comportementaux sont généralement utilisés pour gérer le stress ?
© Institut Headington 2007