Les relations et le travail humanitaire

LES RELATIONS ET LE TRAVAIL HUMANITAIRE

Dr Linda Wagener, consultante psychologue senior, Headington Institute,

le 15 mai 2012

Quelles relations ?

Lorsque j’interroge les travailleurs humanitaires sur la santé de leurs relations, j’obtiens souvent un éclat de rire et la réponse : « Quelles relations ? » Je comprends. Ce travail est difficile pour les relations.

Pourtant, un réseau de soutien social large et approfondi est un élément essentiel pour survivre et vous épanouir dans votre travail humanitaire. Les bonnes relations sont source de sens et de raison d’être pour la plupart des gens. Dans chacun des 132 pays étudiés, il s’agissait de la seule dimension prédisant le bien-être. Avoir un soutien social améliore votre santé physique, votre positivité émotionnelle, votre satisfaction à l’égard de la vie et même votre espérance de vie. On pourrait en conclure que pour mener une vie agréable, il faut s’investir dans ses relations !

La liste des difficultés relationnelles dans le travail humanitaire est longue, tant pour les expatriés que pour les employés nationaux :

  • Séparations longues et fréquentes d’avec les êtres chers
  • Changements fréquents et perturbations
  • Missions internationales, particulièrement dans le cas des affectations sans famille
  • Charge de travail 24h/24 et 7j/7, et stress continu
  • Inquiétudes pour un partenaire ou un membre de la famille sans pouvoir l’aider
  • Épuisement, perte d’énergie
  • Expériences difficiles à partager, et encore plus difficiles à comprendre
  • Communication sporadique en raison du décalage horaire et des problèmes techniques
  • Intensité des relations sur le terrain qui peut rivaliser avec les engagements familiaux
  • Isolement pouvant mener à des pensées cloisonnées
  • Contraste entre l’intensité du travail sur le terrain et une vie plus ordinaire dans le pays d’origine
  • Mise en danger votre famille en raison de votre travail

Et pourtant, malgré cela, de nombreux travailleurs humanitaires ont des relations intimes épanouies. Comment se sont-ils trouvés et comment font-ils pour réussir ? Dans cette publication et celles qui suivent, je vais me focaliser sur les relations intimes. L’intimité désigne une relation personnelle étroite telle que le mariage, la collocation, les relations parentales, la famille élargie et les amitiés.

Dans la mesure où le travail humanitaire présente des exigences très inhabituelles quant aux relations, un niveau élevé d’aptitude relationnelle et une attention soutenue sont nécessaires pour les deux partenaires afin que la relation puisse s’épanouir.

Notre travail au sein du Headington Institute a désigné le type d’attachement comme étant un élément clé de la résilience. Il désigne la manière dont nous interagissons généralement avec nos partenaires dans le cadre de relations intimes. Chacun aborde les relations intimes de manière différente. Par exemple, certaines personnes s’ouvrent facilement aux autres sur le plan émotionnel, tandis que d’autres sont réticents à dépendre des autres. Ces éléments deviennent intrinsèques à nos relations avec le temps.

Nous ne choisissons pas notre type d’attachement. C’est un peu comme l’introversion ou l’extraversion. Notre type d’attachement est le fruit d’interactions complexes entre notre biologie et nos premières expériences au sein de notre famille, avec nos parents et nos frères et sœurs. Modifier son type d’attachement est très difficile, mais nous pouvons nous employer à améliorer notre capacité à nous investir dans des relations d’une manière plus saine et plus productive.

Les compétences sont les attitudes, les connaissances et les aptitudes que nous avons acquises par le biais de l’apprentissage. Elles peuvent être acquises de manière formelle soit par l’intermédiaire de l’éducation ou de la formation, soit de manière informelle au sein de nos familles et communautés. Les compétences relationnelles comprennent la communication, la résolution de conflits et l’intimité. L’intimité est la capacité à donner et à recevoir du soutien et de l’affection, à être à l’écoute des besoins et des sentiments des autres, et à partager des aspects importants de votre existence avec d’autres. Les individus peuvent développer leurs compétences à force de pratique et de discipline. Nous pouvons tous nous employer à améliorer nos compétences.

Quel est votre type d’attachement ?

Je me suis exprimée sur la difficulté et l’importance de parvenir à avoir des relations intimes qui marchent dans le contexte humanitaire. L’un des facteurs qui exerce une influence sur les relations n’est autre que votre type d’attachement. Il s’agit de la manière dont vous interagissez généralement avec les autres. Votre type d’attachement se construit dans l’enfance. Il est le fruit de votre biologie et de vos premières relations. Bien que vous n’ayez que peu de contrôle sur le type d’attachement que vous avez développé, vous pouvez travailler sur certaines aptitudes afin d’améliorer vos relations, quel que soit votre type d’attachement. Chacun d’entre nous peut comprendre, accepter et s’efforcer de tirer le meilleur parti de son type d’attachement en développant ses compétences relationnelles. (Reportez-vous au prochain blog !)

Les personnes diffèrent les unes des autres dans leurs relations de deux manières fondamentales. La première est la dimension d’insécurité / de sécurité. Les personnes qui possèdent un mode d’attachement « anxieux » redoutent que leurs partenaires ne les aiment pas vraiment, et elles craignent d’être rejetées. Les personnes qui sont sûres d’elles s’inquiètent beaucoup moins de ces questions. Elles ont confiance en l’amour de leur partenaire à leur égard. La deuxième est la dimension de refus/connexion. Les personnes qui refusent de s’attacher se sentent moins à l’aise avec le fait de dépendre des autres et de s’ouvrir à eux. Il est plus facile pour les gens qui gèrent aisément les contacts de savoir se montrer vulnérables et de maintenir une connexion émotionnelle avec les autres.

Voici quelques exemples fictifs de la manière dont ces styles relationnels pourraient agir sur les relations :

Attachement sécurisant. Ada est une travailleuse humanitaire qui se décrit ainsi : « Il est relativement facile pour moi de me sentir proche des autres. Je suis à l’aise avec le fait de dépendre des autres et avec le fait qu’ils dépendent de moi. Je ne crains pas de me trouver seule ni d’être rejetée par les autres. »

Ada possède un type d’attachement sécure, tout comme son mari Raul. Ce mode d’attachement est généralement le fruit d’interactions chaleureuses et réceptives durant la petite enfance, et avec les partenaires relationnels par la suite. Ada a une opinion positive d’elle-même et de Raul. Ils sont tous les deux très satisfaits de leur mariage.

Ada gère avec aisance tant la proximité que l’indépendance. Elle aime passer du temps en mission, mais elle apprécie également de rentrer à la maison. Elle se sent proche de son mari, où qu’elle se trouve, et elle attend avec impatience leur conversation téléphonique à la fin de la journée. Ils peuvent rester engagés et impliqués, avec beaucoup d’affection, malgré les séparations fréquentes et prolongées, la distance et les communications sporadiques inhérentes au travail humanitaire. Dans la mesure où Ada se sent à l’aise et sûre d’elle en compagnie des autres, elle bénéficie d’un excellent réseau de soutien. Raul n’est pas jaloux, mais détendu par rapport aux amitiés qu’entretient Ada avec ses collègues de travail et ses amis.

Ada et Raul sont tous deux caractérisés par un sentiment de sécurité et une forte connexion. Il est plus facile pour les gens qui possèdent ce mode d’attachement de s’engager dans un travail humanitaire. Les partenaires qui sont sûrs d’eux sont capables de donner et de recevoir de l’affection, de rester positifs et de bien gérer les séparations. Lorsque les personnes ont confiance en elles et en leurs partenaires, elles sont plus à même d’utiliser leur énergie pour se concentrer sur la complexité de leur travail. Lorsqu’elles rentrent chez elles, elles peuvent profiter pleinement de leur relation.

Naturellement, la plupart d’entre nous n’avons pas la chance d’être totalement sûrs de nous et de pouvoir gérer n’importe quel type de connexion avec aisance. En raison de notre câblage cérébral et de nos premières expériences, il est plus probable que nous nous trouvions proches de l’autre extrémité du spectre, de type insécure ou évitant. La sécurité et la connexion sont des éléments sur lesquels nous devons travailler afin de développer davantage nos compétences en matière de communication et d’intimité. Les trois autres types d’attachement résultent d’un certain degré d’insécurité ou d’évitement, ou d’une combinaison des deux.

Attachement insécure. Bo est fiancé à une femme qui a mené une carrière réussie d’agent de développement international. Au début, il était fier de ses accomplissements. Cependant, il a de plus en plus de mal à supporter son travail, particulièrement ses déplacements fréquents. Voici comment Bo se décrit lui-même. « Je veux partager une intimité émotionnelle totale avec les autres, mais je constate souvent que les autres sont réticents à être aussi proches. Je ne me sens pas à l’aise si je n’ai pas de relations étroites, mais je redoute parfois que les autres ne m’accordent pas la même importance que celle que je leur accorde. »

Bo présente un type d’attachement insécurisant. Bo recherche et apprécie des niveaux élevés d’intimité, d’approbation et de réactivité de la part de sa partenaire. Il donne tellement d’importance à leur proximité qu’il lui arrive parfois d’en être trop dépendant. Bo n’a pas une aussi bonne estime de lui-même. Il lui arrive de douter de ses qualités en tant que partenaire et de se rendre responsable du manque de réactivité de sa partenaire. Il exprime souvent ses inquiétudes et sa jalousie vis-à-vis de sa fiancée. Il se sent menacé par ses amitiés avec ses collègues.

Bo est compétent et à l’aise en termes d’intimité, mais il a du mal à gérer les séparations. Son anxiété augmente rien qu’à l’idée d’une future séparation. Il « gâche » souvent les quelques jours qui précèdent le départ de sa fiancée. Lorsqu’elle rentre, il est souvent contrarié, en colère, ou reste en retrait pendant un certain temps avant qu’ils ne puissent retrouver leurs habitudes intimes. Un type d’attachement anxieux peut poser problème pour les partenaires de travailleurs humanitaires comme Bo qui doivent subir des séparations fréquentes.

La force de Bo est sa capacité à communiquer. Cependant, il ne se sent pas facilement sûr de lui. Sa relation avec sa fiancée pourrait s’améliorer s’ils s’employaient tous deux à développer la dimension de sécurité. Il pourrait être utile de privilégier la communication positive, d’exprimer de l’affection et de planifier des moments réguliers pour pratiquer ensemble des activités agréables. Le fait que Bo soit conscient que son sentiment d’insécurité vient de son passé, plutôt que de sa partenaire actuelle, peut l’aider à contrôler ses émotions négatives. Ensemble, ils peuvent considérer que la connexion est une force que Bo apporte à leur relation.

Attachement résistant. Sue est une travailleuse humanitaire en poste à Chypre depuis cinq ans. Elle se décrit ainsi : « Je me sens à l’aise sans relation émotionnelle étroite. Il est très important pour moi de me sentir indépendante et autonome et je préfère ne dépendre de personne et que personne ne dépende de moi. »

Pour Sue, l’indépendance est fondamentale. D’ailleurs, elle évite toute forme d’attachement. Elle n’a pas le sentiment d’avoir besoin de relations étroites. Ces dernières ne sont pas importantes à ses yeux. Dans le passé, Sue a eu des partenaires mais elle n’était pas particulièrement proche d’eux. Bien que son estime d’elle-même soit une chose positive, elle ne voyait pas ses partenaires sous un jour très positif. Sue dissimule ses sentiments et prend souvent des distances avec les autres, y compris avec ses collègues de travail. Elle aime passer du temps seule. Elle ne contacte que peu souvent sa famille et ses amis dans son pays d’origine.

Le travail humanitaire peut représenter un environnement très confortable pour les personnes comme Sue, qui possèdent un type d’attachement résistant. Lorsque ces personnes sont en couple, elles attendent souvent avec impatience les moments de séparation et d’indépendance. Sauf si leur partenaire possède un type d’attachement similaire, leur attitude « loin des yeux, loin du cœur » pourrait bien compromettre la pérennité de leur relation. Les travailleurs humanitaires avec ce type d’attachement peuvent trouver qu’il est difficile de bénéficier de soutien social durant les périodes de stress et de crise. Ils ont tendance à préférer « tout gérer tous seuls ».

La force de Sue repose dans son sentiment de sécurité, mais elle doit développer sa capacité à communiquer avec les autres. Bien qu’elle s’accommode de son type d’attachement, son réseau de soutien et ses relations professionnelles pourraient bénéficier d’une amélioration de ses compétences en termes de connexion. Sa famille et ses amis pourraient avoir l’impression qu’elle ne se soucie pas d’eux, à cause de son type d’attachement. En particulier, elle pourrait bénéficier de compétences approfondies en ce qui est de connaître et de se faire connaître. S’entraîner à se dévoiler et à devenir plus curieuse à propos des autres est un excellent point de départ. S’employer à aborder directement les problèmes au lieu de les ignorer ou de les éviter peut également améliorer ses relations.

Attachement basé sur la crainte. David est un spécialiste en aide humanitaire qui est basé en Australie mais qui part souvent en mission à l’étranger. Il valide l’auto-description suivante : « Il n’est pas facile pour moi de gérer la proximité avec les autres. Je souhaite avoir des relations émotionnelles étroites, mais il m’est difficile de faire totalement confiance aux autres ou de dépendre d’eux. Je redoute parfois d’être blessé si je m’autorise à être trop proche des autres. »

David a des sentiments mitigés sur les relations étroites. D’un côté, il souhaite avoir une femme et des enfants. De l’autre, il ne sent pas à l’aise avec le fait de s’engager et d’avoir une proximité émotionnelle. David a souvent été à deux doigts de se fiancer, mais il prend peur au dernier moment car il s’inquiète de ne pas être prêt, ou que la femme en question ne soit pas celle qu’il lui faut. La petite amie de David déplore qu’il ne soit pas suffisamment affectueux et se sent négligée.

David souffre de l’absence d’un partenaire intime, mais il a peur de s’engager dans une relation. Il est souvent soulagé lorsqu’il part en mission. Lorsqu’il est loin, il a tendance à se laisser absorber par son travail et ne communique pas suffisamment pour que ses relations restent saines et entières. Lorsqu’il rentre, sa petite amie est souvent frustrée par son côté distant et l’absence de connexion émotionnelle.

David doit s’employer à améliorer son sentiment de sécurité et sa capacité à être connecté avec les autres. Il pourrait bénéficier d’un travail sur sa communication positive et sa manière d’exprimer de l’affection, particulièrement en se dévoilant davantage. Il sera crucial pour lui de consacrer volontairement plus de temps à développer ses relations. David doit également explorer les raisons pour lesquelles il a du mal à faire confiance aux autres pour s’occuper de lui.

Vous reconnaissez-vous, ou reconnaissez-vous votre partenaire, dans l’un de ces scénarios ? Dans l’affirmative, cela pourrait peut-être vous aider à comprendre l’histoire de votre relation. Bien qu’il soit difficile de modifier son type d’attachement ou celui de son partenaire, il est très important de comprendre la manière dont nos types d’attachement peuvent nuire l’un à l’autre. Vous pouvez compenser vos problèmes en matière d’attachement en développant vos compétences relationnelles comme la communication, la résolution de conflits et l’expressivité émotionnelle.

Que pouvez-vous faire pour améliorer vos relations ?

Des relations positives sont essentielles à notre bien-être et à notre capacité à rebondir après une crise. Elles nous aident à faire face au stress, nous apportent du sens, et sont une source de divertissement et de plaisir. En réalité, les gens qui n’arrivent pas à citer les relations positives comme source de sens dans leur vie sont plus susceptibles de souffrir de dépression ou d’anxiété.

Des réseaux de soutien social solides sont essentiels pour renforcer sa résilience. Ils aident à compenser les niveaux particulièrement élevés de stress chronique ainsi que les traumatismes aigus et par procuration vécus par les travailleurs humanitaires. Pourtant, la nature du travail humanitaire fait qu’il est souvent difficile d’entretenir des relations durables. Pour surmonter ces nombreuses difficultés, les travailleurs humanitaires et leurs partenaires doivent consacrer du temps et de l’attention au développement de leurs compétences relationnelles.

Les relations positives sont caractérisées par un sentiment de sécurité et d’interconnexion. Les partenaires se connaissent bien mutuellement. Ils ont confiance en le fait que leur partenaire utilisera ses connaissances intimes pour le bien, et non dans un esprit de compétition ou pour obtenir un avantage. Ils apprécient le temps passé ensemble, mais ils s’accommodent également fort bien de leur indépendance. Leur sentiment de sécurité leur permet d’explorer le monde et de faire preuve de créativité dans leur travail, en sachant que leur partenaire les soutient. Les compétences relationnelles augmentent le degré de sécurité et de connexion au sein d’une relation.

Les compétences sont les attitudes, les connaissances et les aptitudes que nous avons acquises par le biais de l’apprentissage. Les compétences relationnelles comprennent la communication et l’intimité. Les individus peuvent développer leurs compétences à force de pratique et de discipline. Nous pouvons tous nous employer à améliorer nos compétences.

La communication est un processus qui consiste à s’exprimer et à écouter. La plupart des gens peuvent améliorer leurs compétences dans les deux domaines ! L’expressivité comprend la communication verbale et non-verbale. Les expressions faciales, le contact visuel, la posture, les gestes et le toucher sont aussi importants que les mots que nous utilisons. L’écoute suppose d’intégrer toutes ces composantes.

Deux aspects de la communication sont particulièrement importants pour les relations intimes : la positivité et la résolution de conflits.

  • Communication positive. Les gens étant plus sensibles à la communication négative qu’à la communication positive, il est vital que les deux partenaires expriment librement leur affection, leur acceptation et leur respect. Il a été démontré que les relations réussies, que ce soit à la maison ou au travail, possèdent des interactions positives qui surpassent les interactions négatives avec un ratio supérieur à trois. En d’autres termes, nous devons veiller à compenser chaque communication négative par plus de trois communications positives. L’un des signes qui indique qu’une relation est en péril est la présence de critiques fréquentes, de plaintes, ainsi que toute forme de mépris.
  • Résolution de conflits. Une résolution de conflits efficace suppose de prêter attention à la relation tout en s’efforçant de résoudre le problème. Les personnes varient dans leur niveau de concentration sur une dimension ou une autre. Pour résoudre ces problèmes, il faut prêter attention aux deux dimensions, et chercher à obtenir un résultat coopératif ou gagnant-gagnant. Pour résoudre les conflits de manière positive, les deux partenaires doivent :
    • exprimer clairement leur position ;
    • écouter attentivement la position de l’autre ;
    • inciter l’autre à émettre d’autres opinions et être ouvert aux différences ;
    • participer de manière non défensive à l’évaluation des forces et faiblesses des deux parties ;
    • chercher à obtenir des informations supplémentaires et à trouver des solutions de remplacement créatives ;
    • parfois accepter de « faire un compromis » ;
    • lutter contre les tendances destructrices à chercher la petite bête, à se plaindre, à se défouler sur les autres ou à se laisser atteindre, afin de pouvoir résoudre les problèmes et les conflits de manière saine ; et
    • pratiquer le pardon.

L’intimité est la capacité à donner et à recevoir du soutien et de l’affection, à être à l’écoute des besoins et des sentiments des autres, et à partager des aspects importants de votre existence avec d’autres. La conscience de soi et la curiosité vis-à-vis de l’autre contribuent à une intimité réussie.

  • Les deux partenaires s’efforcent de se connaître l’un l’autre de manière approfondie. Chacun dévoile ses véritables pensées et sentiments, ses souhaits et ses peurs. Ils n’abandonnent pas ce processus même après avoir passé de nombreuses années ensemble, car ils savent que chacun peut progresser et changer. Cette connaissance est utilisée de manière positive plutôt que comme une « arme » pour critiquer.
  • Lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes et à des difficultés, ils peuvent se reposer sur leur partenaire pour qu’il prenne soin d’eux et leur apporte un soutien émotionnel. Ils ne s’empêchent pas d’évoquer leurs difficultés. Au contraire, ils se rapprochent l’un de l’autre lorsqu’ils traversent des moments difficiles. Ils se donnent soutien et réconfort durant les moments difficiles. Ils réagissent de manière positive lorsqu’ils ont besoin de soutien et de proximité. Ils s’aident du mieux possible en écoutant, en fournissant des informations et en résolvant les problèmes.
  • Ils savent qu’ils jouent un rôle unique dans la vie de l’autre. Personne ne peut les remplacer.

Qu’est-ce qui peut aider ?

Il est très difficile de cultiver ces compétences relationnelles lorsque vous avez du mal à passer du temps de qualité ensemble. Prenez vos congés ensemble et prévoyez des moments de plaisir ensemble. Lorsque vous êtes chez vous, discutez des questions nécessaires avec votre partenaire, mais laissez votre travail de côté. Ne consultez pas constamment votre messagerie ! Soyez totalement présent pour vos êtres chers. Lorsque vous êtes au travail, veillez à rester en contact avec votre foyer, quelle que soit l’approche utilisée. Bien que les relations nécessitent un investissement personnel majeur, une relation aimante et durable est une véritable source de joie et de sens.

© Headington Institute 2012