Résistance et adaptation face au deuil et à la perte

Résistance et adaptation face au deuil et à la perte

Ce que vous pourriez vivre

Le deuil est une réaction à la perte de quelqu’un ou de quelque chose, par exemple un conjoint, un logement, un rêve, une vision de l’avenir ou un emploi. Le deuil est une réaction naturelle à une perte. Chaque personne réagit à une perte à sa manière et à son propre rythme. Ne jugez pas ou ne mesurez pas vos réactions par rapport à celles des autres. Malgré ces différences, il nous est possible de citer, entre autres réactions au deuil :

  • Un sentiment d’indifférence
  • Des troubles de l’attention
  • De la peur et de l’anxiété
  • Des troubles du sommeil
  • De la colère
  • Un manque d’énergie ou de la fatigue
  • Des émotions fortes ou imprévisibles
  • Un sentiment de culpabilité ou de regret
  • De la tristesse
  • Une remise en cause de sa foi

Ces réactions peuvent être intermittentes. Vous pourriez en effet avoir une « bonne journée », puis soudain vous sentir submergé par une vague de tristesse et de pleurs. Cela est parfaitement normal, et n’est pas inquiétant en soi.

Les phases du processus de deuil :

Durant les premières semaines ou les premiers mois, vous pourriez vous trouver entraîné par un torrent d’émotions contradictoires. La plupart des personnes traversent ces différentes phases non pas de manière linéaire, mais par vagues imprévisibles, en passant d’une phase à l’autre avec, parfois, des retours en arrière. Des personnes traverseront également certaines phases et pas d’autres. Voici plusieurs réactions typiques au deuil :

  • CHOC/INCRÉDULITÉ
    Anesthésié et désorienté, vous avez le sentiment que l’événement ne s’est pas vraiment produit. Votre esprit vous dit qu’« il doit y avoir une erreur » ou que « cela ne peut pas être vrai ». Ces symptômes durent généralement de plusieurs heures à plusieurs jours.
  • COLÈRE
    Votre colère peut être dirigée vers plusieurs sources. Vous pourriez ressentir des vagues de colère à l’encontre de l’organisation ou de ce qui vous semble insensé ou injuste.
  • CULPABILITÉ
    Vous pourriez vous en vouloir de ne pas avoir fait davantage. Vous pourriez regretter d’avoir encore « des comptes à régler ».
  • TRISTESSE
    Vous pourriez éprouver un profond sentiment de perte. Par moments, vous pourriez avoir le sentiment que les mots vous manquent pour exprimer ce que vous ressentez, vous pourriez pleurer ou éclater en sanglots de manière incontrôlable.
  • PEUR
    Vous pourriez être angoissé ou paniqué, avoir peur de continuer, craindre l’avenir.
  • DÉPRESSION
    Vous pourriez traverser des périodes de mélancolie ou de « blues », vous sentir poussé à vous retirer ou à vous isoler. Vous pourriez perdre de l’intérêt pour vos activités habituelles, vous sentir impuissant ou désespéré.

Outre le fait de passer par ces différentes phases, les personnes qui sont en deuil éprouvent souvent des symptômes physiques, comme de la fatigue, des troubles du sommeil, des changements d’appétit, une tension accrue et de nombreux maux et douleurs. Le deuil peut également vous affecter à un niveau psychologique. La distraction, l’étourderie, l’irritabilité, la désorientation ou la confusion en sont des signes courants.

Stratégies d’adaptation positives

La meilleure manière pour vous de faire face à une perte consiste d’abord à accepter ce qui s’est passé, à comprendre vos propres sentiments et réactions, et à obtenir du soutien de la part des autres pendant que vous êtes en deuil. Voici certaines choses qui peuvent s’avérer utiles durant le processus de deuil :

  • Informations : obtenez des informations exactes et en temps voulu de la part de sources crédibles ; évitez les rumeurs.
  • Auto-expression : parler, écrire, rédiger un journal, écrire de la poésie, dessiner et conter des histoires sont autant de manières de reconnaître ses émotions.
  • Entretien physique : après une perte importante, il est particulièrement important de prendre soin de son corps. Efforcez-vous de dormir suffisamment, de faire de l’exercice physique, de manger des aliments nourrissants et d’éviter la caféine, l’alcool et la nicotine.
  • Soutien social : il peut s’avérer tentant de s’éloigner des autres après une perte. Les humains sont des créatures sociales, et le fait de savoir que les autres vous connaissent et vous comprennent vous aidera à vous sentir mieux et moins seul face à votre peine. Passez du temps avec des personnes qui se soucient de vous. Contribuez à créer une culture positive en demandant aux autres comment ils se sentent, de quel type de soutien ils ont besoin, et en leur faisant savoir de quel type d’aide vous avez besoin.

Qu’est-ce qui peut entraver le processus de guérison ?

Certaines stratégies peuvent s’avérer contre-productives à long terme. Parmi elles :

  • Éviter ou minimiser ses émotions
  • Automédication à l’aide d’alcool ou de drogues
  • Éviter de faire face à ses sentiments ou à son deuil

Quand demander de l’aide

Il n’existe pas d’ « échéancier du deuil ». Pour la plupart des gens, les réactions les plus sévères perdent en intensité au fil du temps. Cependant, si vous éprouvez l’un des symptômes suivants, nous vous encourageons à solliciter l’aide d’un conseiller compétent :

  • Pulsions d’automutilation ou de suicide
  • Dépression prolongée qui nuit à votre capacité à remplir votre rôle et vos responsabilités normales dans la vie
  • Consommation accrue d’alcool ou de drogues

Le deuil ne consiste pas à « revenir à la normale ». Il s’agit d’un processus d’adaptation à une nouvelle réalité.

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